‹ ThéatreChapitre 113 sur 253 · ÉMERANCE, ISABELLE, MENDOCE, PEDRO · texte numérisé non relu

ÉMERANCE, ISABELLE, MENDOCE, PEDRO

GUSMAN

ISABELLE, à Mendoce.

Je vous fais compliment.

Votre hospitalité s'exerce noblement.

Souriant.

J'ai bien aussi peut-être un reproche à vous faire. Je vous avais donné rendez-vous pour affaire Dans votre cabinet; je vous attends encor.

MENDOCE

Ma belle-sœur, il est une excuse à mon tort.

Montrant Gusman.

Je retrouve un cousin, et je vous le présente; C'est le seigneur Gusman, dont vous êtes parente.

ÉMERANCE, apercevant Pedro .

Dieu!

PEDRO, apercevant Emerance, Que vois-je ?

CUSMAN, à son ami.

Eh bien! qu'est-ce?

ISABELLE, has à Emerance,

A qui donc en as-tu?

EMERANCE, ^a5 à IsdbeîU.

Mon sauveur I

PEDRO, has à Gusman, La beauté pour qui j'ai combattu !

ISABELLE, bas à Emerance, Pas d'éclat, mon enfant, évitons le burlesque. Haut et gaiement, à Mendoce.

Cette reconnaissance est un peu romanesque; Mais le pays l'exige!... Avez-vous bien compris D'où proviennent ces pleurs, cette joie et ces cris ?

Montrant Pedro, Ce jeune cavalier, avant-hier, dans l'arène, A sauvé notre vie en exposant la sienne.

Oui, seigneur, sans cet homme, un horrible malheur..

MENDOCE

Tout Madrid parle encor de ce trait de valeur!

EMERANCE, avec feu.

Ce touchant souvenir, don Pèdre peut le croire. Restera pour jamais gravé dans ma mémoire.

ISABELLE, vivement et pour rompre la conversation.

Mais j'ai hâte, à présent, de vous entretenir De ma supplique au roi. Je viens de réunir

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