ACTE llly SCÈNE III
SCÈtNiE II
JUANITO, entrant par h fond, PEDRO.
PEDRO
Juanito, c'est demain la fête d'Isabelle;
Va donc avec mystère à son appartement,
Et remets-lui ces vers... de la part de Gusman.
Il lui donne un papier orné de rubans.
SCÈV^E III
PEDRO, gaiement.
Les vers la toucheront, cœur de femme est fragile. Mais le rendre amoureux, lui... c'est plus difficile I Quelle œuvre j'entreprends I Vivifier l'ennui. Animer la matière, est ma tâche aujourd'hui,
Devenant soucieux.
Que d'obstacles, grand Dieu, quand on sort de sa sphère !
Ce qu'ont fait mes aïeux, pourquoi ne pas le faire?
Le bonheur est partout... Maudite instruction,
Qui vint développer en moi l'ambition I
J'ai beau lutter contre elle; ivre de mes lumières.
Je me sens à l'étroit au foyer de mes pères ;
Et tout rempli d'orgueil, d'aigreur, de repentir, Je méprise mon rang et je n'en puis sortir.
Je touche à vingt-six ans, et n'ai point de carrière. Point d'état!... Qu'allez-vous devenir, ô ma mère?
SCÈtNiE IV
FABRICIO, un plumeau à la main et /poussetant,
PEDRO
TAhKicio y par le fond.
Quelle ardeur! On voit bien que vous êtes nouveau. Vous arrivez avant le garçon de bureau !
PEDRO
Je suis jeune et jamais le travail ne m'eifraye.
FABRICIO, descendant.
Gusman est moins zélé, c'est en esprit qu'il paye.
Avec émotion, Savez-vous que mon chef est bienheureux, vraiment, D'avoir à ses côtés un tel homme?
PEDRO
Comment?
FABRICIO, baissant mystérieusement la voix.
C'est que don Raphël, dont l'adresse est extrême. Dirige ceux qui font, et ne fait pas lui-même.
Avec malice.
11 a probablement ses raisons pour cela!
Tant qu'a vécu quelqu'un dont la chambre était là.