ACTE IV, SCÈNE IX 2f
SCÈi^E IX
FABRICIO, ÉMERANCE, ISABELLE, L'OFF CIER, MENDOCE, PEDRO, GUSMAN, Des Soldats, dans le fond,
PEDRO, avec effusion et en tendant les mains à tout le monde.
En prison, chers amis I
A Gusman.
Quel tourment fut le tien I
C^USMAN, descendu.
Non, c'est un lieu tranquille, on s'y trouve assez bien,
MENDOCE, à V officier, d*un air abattu. Quel sera notre sort?
l'officier, un peu en arrière.
Une enquête sévère A fourni contre vous la preuve la plus claire.
MENDOCE
Dieu !
ÉMERANCE
Ciel!
l'officier.
Un seul moyen, en cette extrémité, S'offrait au ministère et vient d*être adopté.
ISABELLE
Paix!
2f6 LE BACHELIER DE SÉGOVIE
MENDOCE, à tous.
Chut!
l'o F PI C I E R, lisant sa dépêche solennellement,
c Le cardinal, jugeant dans sa sagesse, Sur l'invitation d'une illustre comtesse, Ordonne...
MENDOCE, à part.
Je frémis I Anocîété générale,
l'officier, dhme voix douce,
« De mettre en liberté « Tout le parti français, par mégarde arrêté* »
ISABELLE et MENDOCE, avec exaltation,
Nous sommes libres !
l'officier.
Tous.
PEDRO, avec empressement.
Je vous en félicite.
Bas,
Mais cherchez un lieu sûr; rendez-vous au plus vite Chez votre ambassadeur.
FABRicio, bas aussi.
Oui, partez; je crains fort Finement.
Que d'avoir si bien fait elle n'ait un remord.
* Ici, Gusman apercevant un bon fauteuil à droite, va s'y établir.