ACTE ly SCÈNE XIII 3If
BÉCLARD, enchanté.
Que ne t'expliquais-tu? La tante, c'est charmant I Mais apprends qu'il n'est pas le neveu seulement De quelqu'un, dont la mort t'a coûté bien des larmes.
Avec émotion et d'une voix élevée.
Il est le fils encor d'un vieux compagnon d'armes, D'un frère, d'un sauveur!!!...
Se tournant vers le jeune homme.
Bon Julien, il suffit, Et je n'hésite plus. Le choix dont il s'agit. Dépendait jusqu'ici de ma pupille seule.
Ce matin, je n'osais dire oui pour ma filleule...
SOPHIE, V interrompant avec gaité.
Et vous allez dire oui pour votre femme.
JULIEN, consterné et à part,
O Dieu !
Sa femme!
B É c L A R D , avec bonté, à Julien ,
Convenons et du jour et du lieu.
SOPHIE, bas au général, d'une voix suppliante. Mais pensez-vous utile à présent?...
BÉCLARD, avec Jermeté,
Ma Sophie, Je ne souffrirai pas que ton cœur sacrifie Le moindre de tes goûts.
A Julien,
Vous serez attendu Lundi prochain.
JULIEN, à part, Vœil égaré.
Sa femme!...
fl6 LA FILLEULE OU LES DEUX AGES
BÉCLARD, Un frappant doucement sur V épaule.
Avez-vous entendu?
JULIEN, tressaillant sous la main de Béclard,
Mon général... je suis... extrêmement sensible...
A part.
Sa femme, juste ciel! Sa femme? Est-il possible?
Il sort en saluant avec désordre.
scÈC^(iE XIV
BÉCLARD, SOPHIE
B É c L A R D , r gardant Julien sortir .
Qui peut troubler ainsi ce jeune homme?
SOPHIE
En effet, Je me demande aussi...
BÉCLARD, avec émotion.
J'éclaircirai le fait...
A Sophie.
Mais traitons un sujet qui me plaît davantage; Parlons de toi, de moi.
SOPHIE, vivement.
De notre mariage.
N'est-ce pas?
BÉCLARD
Volontiers.