ACTE I, SCÈNE XIII ^I
VINCENT, au vicaire.
Vous avez là, monsieur, des principes étranges. On ne va donc au Ciel, dans votre opinion, Qu'à force d'abstinence et de privation?
MARTIN, les yeux baissés .
Veiller, jeûner, souffrir, se rendre misérable, Aux yeux du créateur rien n'est plus agréable. Oui, je connais le cœur de ce Dieu de bonté.
Plus nous nous tourmentons, plus il est enchanté.
VINCENT
De quels traits vous peignez la puissance divine?
BAUDET, à Séraphine, d'un air tendre.
De grâce...
SÉRAPHINE
Laissez-moi.
Elle remonte.
Qu'avez-vous, Séraphine?
MADAME CAQUELARD, S* approchant avec humeur.
Eh! mais vraiment... je crois qu'il lui fait les yeux doux.
Baudet est tout déconcerté.
MADAME FROMAGEOT, 4 i^Wt-Z/of;C.
Non, je ne pense pas.
MADAME c A (lU^L A KD, grommelant.
Hum! hum!
MADAME FROMACEOT, à part.
Quel air jaloux!
SÉRAPHINE, ouvrant la porte.
Le voilà! le voilà qui descend de voiture!
BÉAT R IX, à Vincent, Qu'ai-je dit! que d*abord il viendrait à la cure; Il sait ce qu'il vous doit.
SCÈS^QE XIV
CATHERINE, MARTIN, BÉATRIX, SÉRAPHINE, CYPRIEN, BAUDET, VINCENT, MADAME FROMAGEOT, MADAME CAQ^UELARD.
MADAME CAQUELARD.
C'est lui I
C'est toi I
BÉATRIX
C'est vous !
VINCENT
Approche, mon enfant; viens nous embrasser tous !
CYPRIEN, après avoir embrassé Baudet, Béatrix et Vincent, Que je bénis de Dieu la bonté paternelle.
Je vous revois I
SÉRAPHINE, passant devant Béatrix, Et moi?
CYPRIEN
Bonjour, mademoiselle.
SÉRAPHINE, pleurant.
Mademoiselle!,,, Moi qui courais dans ses bras!
BÉATRIX, au curé.
Mademoiselle!,,, Allons, il ne reconnaît pas Séraphine, je crois!