ACTE II, SCÈNE XIII 3^f
SOPHIE, d*un ton décidé.
Eh! quoi, toujours rester?
Réglons-nous, mon ami, sur Oscar, sur Adèle; C'est véritablement un ménage modèle.
BÉCLARD, à part.
Beau modèle, ma foi!...
SOPHIE, toujours légèrement.
Ne consentez-vous pas?
BÉCLARD, s* efforçant de paraître gracieux.
Pardonne-moi... bien plus, j'accompagne tes pas.
A part. Haut,
C'est toujours plus prudent! Me voilà prêt, ma bonne.
SOPHIE, lui tendant la main.
Cent fois, merci... Faget, vite, mon amazone.
Avec enthousiasme.
Nous resterons deux jours! Je vois déjà les chars. Les piqueurs, les chevaux! J'entends de toutes parts Les cris des spectateurs, les fanfares lointaines I Comme je vais courir dans ces immenses plaines! Je ferai galoper ma jument sans pitié!
BÉCLARD, ai'ec un cri de douleur.
Aïe! aïe! aïe!
SOPHIE, effrayée,
Qu'avez-vous général ?
BÉCLARD
Mal au pié.
SCÈff^E XIV
BÉCLARD, SOPHIE, MADAME FAGET, LAMBERT, puis après JULIEN.
BÉCLARD, à Lambert qui fait son entrée avec des vêtements
tout à fait modernes.
Comme te voilà beau !
LAMBERT, S* épanouissant ,
C'est vrai!...
Faisant un tour sur îui~fnême, d*un air gauche.
J'ai l'apparence D'un jeune muscadin... mais c'est par déférence Pour le commandement.
Il salue militairement.
BÉCLARD, gaiment.
Pour compléter cela.
Je vais te marier dès demain.
LAMBERT, énergiquement .
Halte là !
L'obéissance au chef peut bien, s'il le réclame. Aller jusqu'à l'habit, mais non jusqu'à la femme.
Regardant Sophie.
Je n'aurais pas, d'ailleurs, le bonheur, le talent De choisir comme vous.
SOPHIE, avec un sourire*
Lambert est fort galant !