ACTE II, SCÈNE XV ^fÇ
suRViLLEj s^ approchant, La goutte!
ADÈLE, S* approchant aussi.
Est-il possible?
SOPHIE, tristement.
Oui, je ne peux sortir.
ADÈLE, has, gaillardement à Sophie,
Maïs fais donc comme moi.
Sophie retoîtrne au général.
BÉCLARD, à Sophie y avec tendresse.
Nos voisins vont partir.
Suis-les, goûte avec eux les plaisirs de ton âge; Lambert me suffira.
SOPHIE, se récriant tris vivement.
Mon ami, quel outrage!...
BÉCLARD
Tu résistes! Je veux, j'exige absolument...
SOPHIE, avec fermeté.
Cher ami, mon bonheur est dans mon dévoûment. Je reste à vos côtés; de tous mes droits d'épouse
Avec feu.
C'est celui dont je dois être le plus jalouse!...
JULIEN, à part.
Noble et touchant combat! Je me sens attendri Des élans de la femme et de ceux du mari.
ADÈLE, à Sophie.
Oh! combien je te plains! Quelle triste aventure!
SOVHlly très piquée.
Tu me plains? Mais je suis heureuse, je t'assure, De soigner un époux si bon, si généreux!
Elle le serre contre son cœur.
B É c L A R D , avec force.
Oui, nous sommes heureux!
LAMBERT, avec plus de force encore.
Nous sommes très heureux!
ADÈLE
C'est différent!...
Avec une révérence profonde.
Je prends une part bien sincère A la félicité que tu goûtes, ma chère.
SURVILLE, bas à safetnme.
Elle va donc rester pour entendre des cris?
ADÈLE, bas.
Mais quelle idée aussi d'épouser un débris!
JULIEN, â part.
Les lâches, les méchants !
SURVILLE, s* éloignant.
Pauvre garde-malade !
ADÈLE, sortant aussi.
Je ferais, à sa place, une bonne incartade!
Ils sortent. Tous les autres personnages entourent le fauteuil du général; le rideau tombe.