ACTE m, SCÈNE VIII
SOPHIE, visiblement embarrassée.
Et... votre avis?
BÉCLARD, résolument.
Je pars.
LAMBERT, las et av€C effroi, au général.
Quelle insigne folie 1
SOPHIE
Quoi!... Vous... quittez... Paris?
B É c L A R D , vivement.
Mais tu restes, Sophie.
// Vohserve toujours.
Je redoute pour toi, les brouillards, les frimas; Ta fragile santé n'y résisterait pas.
Voyant qu'elle reste immobile. Au surplus, mon enfant, je te mets en demeure; Parle, mais sans délai.
SOPHIE, d*un air enjoué.
Puisqu'on vous donne une heure.
J'en demande une aussi.
BÉCLARD, gaîment.
C'est juste, et j'y souscris.
SOPHIE, avec dignité.
Dans une heure, on saura le parti que j'ai pris.
Elle sort.
SCÈS^C^E IX
BÉCLARD, LAMBERT
B É c L A R D , avec assurance.
Eh 1 bien, voilà les faits, tu viens de les apprendre?
LAMBERT, affectant un ton sinistre.
Hélas, oui!... Général, je commence à comprendre. Monsieur le maréchal a l'espoir gracieux...
D*un ton demi-badin.
Que vous partirez seul?
BÉCLARD, souriant.
C'est possible, mon vieux.
LAMBERT, reprenant son air douloureux.
Et, d*un autre côté, soit dit sans épigramme! Pour rester à Paris, je crois voir que Madame
Baissant la voix.
Est assez disposée à faire un doux effort.
BÉCLARD, indigné.
Que dis-tu, malheureux?
LAMBERT, avec un sang-froid respectueux.
Vous vous fâchez? J'ai tort.
BÉCLARD, avec feu.
Il n*est pas de vertu comparable à la sienne!