‹ ThéatreChapitre 41 sur 253 · ACTE III, SCÈNE II 7f · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II 7f

MARTIN

* Cette incartade-là me paraît singulière.

* Elle me semble, à moi, naturelle au contraire ;

* Élevés comme ils sonti

MARTIN

* Surveillons-les enfin ;

* Où croyez-vous qu'ils soient?

CATHERINE

* Dans le fond du jardin.

Ils traversent le tîjédtre.

SCÈS^E II

CYPRIEN, se levant.

Je vais être, aujourd'hui, détaché de la terre, Aujourd'hui, je reçois le sacré caractère,

* Quel doux moment!... Je vais appartenir aux cieux,

* Les cieux sont ma patrie!... Un songe merveilleux

* A porté, cette nuit, le trouble dans mon âme;

*' Ce songe me poursuit, il me brûle, il m'enflamme. Avec un élan passionné.

** Que la Vierge Marie était belle, ô mon Dieu ! ^- Quand elle m'apparut, j'étais dans le saint lieu; ^ Elle avait pris la voix, les traits de Séraphine, *' Sa figure était douce, aérienne, divine!

* Je Tapercois, mon front s'incline à son aspect;

* Le cœur épanoui d'amour et de respect,

* Je goûtais le bonheur!... Un éclat de tonnerre

* M'a du Ciel à l'instant ramené sur la terre.

* Depuis ce temps, en vain j'ai maudit mon réveil,

* En vain sur mon chevet j'ai cherché le sommeil ;

* Je n'ai pas pu rentrer dans ce rêve adorable,

* Mais de son souvenir le charme incomparable

* M'occupe, m'attendrit et m'enivre en tout lieu...

* Que la Vierge Marie était belle, ô mon Dieu !

// s'assied.

SCÈC\^E III

Il fait toujours nuit.

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