‹ ThéatreChapitre 7 sur 253 · III. f · texte numérisé non relu

III. f

lO LE PRESBYTÈRE

Pour vous parler, Monsieur, de ces jeunes fermiers Qui se sont établis près des grands marronniers. On y fait des horreurs I

VINCENT

Vous m'étonnez, Madame.

BÉATRIX

Ce sont de braves gens.

MADAME FROMAGEOT.

De braves gens! non pas; Voilà deux vendredis de suite qu'ils font gras. Franchement, est-ce ainsi que Ton doit se conduire?

VINCENT, avec douceur.

J'admets qu'ils ont des torts, mais pourquoi m'en instruire ?

MADAME FROMAGEOT.

Dans l'intérêt de Dieu, de la religion;

Dire le mal, c'est faire une bonne action.

Je vous signale aussi le voisin de Laronde!

On a beau m'objecter qu'il plaît à tout le monde,

Que de parens âgés il est le seul appui;

Moi, je ne puis souffrir ni sa femme ni lui.

VINCENT

Ce sont d'honnêtes gens, assure-t-on.

MADAME FROMAGEOT.

Honnêtes!

Ils travaillent, Monsieur, les dimanches et fêtes. Et qu'on ne dise pas que ce soit inventé; Je l'ai vu de mes yeux, c'est une vérité.

Mais, Madame, à quoi sert, je le demande encore.

De m'apprendre des faits qu'il vaut mieux que j'ignore?

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