ACTE II, SCÈ?îE III
Juste , mais inflexible.
AKÉBAR.
Ainsi Yotre fîerte Prend le mépris des lois pour Taustére ëquité. Ce bras , qui les détruit, met la force a leur place y N'écoute de conseils que ceux de son audace.
Un vainqueur tel que vous se croirait avili SHl u*afiectait Fhorreur de tout ordre établi. Vous laissez le vulgaire accorder à l'usage Ses aveugles respects et son servile hommage; Mais vous!...
idâmore.
De mes avis le sacrilège orgueil Du temple où vous régne? a-t-ii franchi le seuil ? L'a-t-on vu s^arroger quelques droits despotiques Sur vos rites secrets, vos pieuses pratiques? Content d'y présider, laissez , laissez mes mains •Se charger du fardeau des intérêts humains.
Soyez plus qu^un mortel, j^y consens, si nous sommes. Vous le dernier des dieux , moi le premier des hommes.
AKEBAR.
Poursuivez , Idamore j il est digne de vous D'accabler un -vieillard sans force et sans courroux. Est-ce là ce guerrier si grand , si magnanime ? Insensé ! quelle erreur contre moi vous anime ? Suis-je votre ennemi ?
IDAMORE
Vous l'êtes, je le sais.
Mon ennemi! qui, vous?... plus que vous ne pensez... Plus que je ne puis dire.
AKÉPAR.
Eh ! comment? je l'ignore.
Qu'ai-je fait ?
IDAMORE
Mon malheur. Vous qu'un vain peuple adore, Qui portez saintement d'inévitables coups 5