‹ ThéatreChapitre 61 sur 92 · ACTE III, SCÈNE VI. ii · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI. ii

.« sévi ëtale aux regards un spectacle pareil. . .

Mais quel remords secret contre tos vœux conspire ?

IDAMORE

Je la perds si je fuis, si je reste il expire.

ALVAR

Nëala vous attend.

IDAMORE

Allons, je suis tes pas. <

ALVAR

Venez.

IDAMOAe.

Non, cet hymen ne s'achèyera pas. ^^

Q«e dis-je ? il doit combler ou finir *mon supplice j Et, quel qu'en soit le sort, il faut qu'il s*accompHsse. Nëala par mes pleurs se laissera toucher; Son ëpoux à ses pas la verra s'attacher. ' Obscur ou fastueux, qu'importe notre asile.

ii4 LE PARIA.

Ah ! le premier des biens est un amour tranquille :

C'est là de tous nos vœux l'unique et digne objet^

Le reste , Nëala , ne vaut pas un regret.

Ami...

ALVAR

Qu'exigez vous ^

IDAMORE

Ce vieillard , il me quitte. - JHgnore où le conduit le trouble qui l'agite. Peut-être de tes soins j'emprunte un vain secours f Mais, si je tarde, il meurt. Tu l'atteindras, va, cours. • Il m^st si cher ! Dis-lui que son fils. . . qu'Idamore. . . Que d'un devoir sacre la loi m'arrête encore j Qu'il attende la nuit, qu'à ses pieds je reviens. Ah ! cours, vole j il y va de ses jours et des miens.

"S ACTE m, SCENE VII. n5

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