‹ Théâtre choisi; avec une étudeChapitre 11 sur 185 · GONE · texte numérisé non relu

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C'est sans doute à cette époque de la vie de Kotrou qu'il faut placer sa passion pour le jeu et les anecdotes qui s'y rapportent. La plus connue de ces anecdotes regarde le moyen assez original qu'il avait trouvé de se faire des économies. Il jetait, dit-on, dans les fagots de son bûcher, l'argent qu'il avait gagné, soit au jeu, soit par la représentation de ses pièces, et il devait l'y rechercher péniblement quand il en avait besoin ; c'était sa caisse d'épargne. L'autre anecdote nous montre Kotrou sur le point d'être emprisonné pour dettes et délivré de ce péril par la représentation d'une de ses pièces, de Venceslas, dit-on • mais, si l'anecdote est vraie, elle doit être antérieure à 1647 ; car, à cette époque, Kotrou, marié et fonctionnaire public, habitait sa ville natale, où il n'a pu courir une telle aventure, si tant est que les dissipations et les erreurs de sa jeunesse l'aient jamais réduit à cette extrémité.

Quoi qu'il en soit, on peut admettre qu'avant de se retirer dans sa ville natale et d'y remplir les fonctions dans lesquelles il mourut, Kotrou menait à Paris la vie des

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