SCENE II
GENEST, SEUL, SE promenant et lisant son roole, dit
COMME EN repassant ET ACHEVANT DE s'hABILLER.
« Ne délibère plus, Adrian, il est temps
De suivre avec ardeur ces fameux combattans;
Si la gloire te plaist, l'occasion est belle,
La querelle du Ciel à ce combat t'appelle;
La torture, le fer et la flâme t'attend.
Offre à leurs cruautez un cœur ferme et constant ;
Laisse à de lâches cœurs verser d'indignes larmes,
Tendre aux tyrans les mains, et mettre bas les armes ;
Toy, tends la gorge au fer, vois-en couler ton sang.
Et meurs, sans t'ebranler, debout et dans ton rang. »
[Il répète encor ces quatre derniers vers.) « Laisse à de lâches cœurs, etc. »