‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 12 sur 165 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

EUSÈBE

Enfin, mon destin cruel a fait de moi un chef de brigands. Mes crimes arriveront à être, comme mes douleurs, sans nombre. Comme si j'avais assassiné traîtreusement Lisard, voici comment ma patrie me poursuit,pour que sa faveur et mon dépit m'obligent à garder une vie, qui a été meurtrière de tant de vies.

Ils m'ont enlevé ma fortune, confisqué mes maisons et me montrent tant de rigueur qu'ils me refusent de quoi vivre. Mais qu'un voyageur ne se hasarde pas aux abords de cette forêt ; sinon, il y perd d'abord son argent, puis sa vie.

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