‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 137 sur 165 · LE ROI, ÉTOILE · texte numérisé non relu

LE ROI, ÉTOILE

ÉTOILE

Si votre présence, grand roi, n'essaie pas de réprimer le tumulte qui s'élève, qui s'accroit entre les deux partis répandus dans les rues et les places de la ville, vous allez voir votre trône nager dans des flots de sang et se teindre d'une pourpre ensanglantée. Déjà, triste sort ! tout est revers, tout est événements tragiques. Si rapide est la chute de votre autorité, si redoutable est la puissance d'un soulèvement funeste et sanglant ; la vue s'en étonne, ses progrès époule soleil même s'obscurcit, l'air se peuple

de fantômes, chaque pierre s'élève comme une pyramide funèbre, chaque fleur cache une tombe, chaque édifice devient un vaste sépulcre, chaque soldat est un cadavre vivant.

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