‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 100 sur 199 · LES MÊMES, ALBERT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ALBERT

ALBEBT, sorlant du cabinet.

Me voici de retour.

HAMELIN

Vous ici, Monsieur ; ah çà ! les parents qui y étaient n'y sont plus ? vous qui n'y étiez pas, vous

y êtes ? tout ce qui nous arrive aujourd'hui est inexplicable.

ALBERT

Vous allez tout savoir : ce matin lorsque je me présentai chez vous, vous parûtes ne voir en moi qu'un plaisant de profession qui venait pour poser à votre table ; d'un autre côté, Adolphe m'apprit que pour obéir aux vœux de sa famille, il sacrifiait ceux de son cœur... Il fallait vous déterminer à rompre de vous-même un mariage qui ne peut le rendre heureux... Vous vouliez que je vous fisse quelques charges ; elles avaient désormais un but d'utilité, je lui improvisai une famille... épouvantable.

MADAME HAMELIN, piquée.

Comment, monsieur Adolphe, votre mariage avec ma fille causerait votre malheur ?

ADOLPHE

Ain de la Vieille:

Il est. un objet que j'adore.

Riche de grâces et d'attraits ,

Hélas I je ne sais pas encore

Si je le reverrai jamais !

Vous di«o son nom, je Tignore,

Car je ne lui parlai jamais^

Non, je ne lui parlai jamais.

Loin d'en rougir, ici je le proclame^ Un douK penchant me subjugue et m'enflamme ; J'ai fait serment, dans le fond de mon âme, Que je n*aurai jamais une autre femme...

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