‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 148 sur 199 · BOUGINIER, BOISSEAU · texte numérisé non relu

BOUGINIER, BOISSEAU

BOISSEAU

Eh bien! où est-il ce Monsieur?

BOUGINIEE.

En voilà une très-bonne, par exemple; il s'est évaporé? voilà sa lettre.

boisseau'.

Enfin, n'importe. 11 aurait dû attendre ; voyons. (Il lit.) a Monsieur Boisseau ! (u paraît que c'est à moi qu'a écrit.) Je crois devoir vous avertir qu'à votre insu, sans doute, un homme s'est introduit chez vous. »

BOUGINIER, à part.

Ah ! mon Dieu !

MADEMOISELLE MARGUERITE. 3o4

BOISSEAU

Qu'apprends-je? (continuant de lire.) « Il y est : on Ta vu entrer. »

BOUGINIEB, à part.

Dieu! je suis trahi!

BOISSEAU, continuant de lire.

« Et tout porte à croire qu'il a des intentions criminelles sur la belle Angélique. »

BOUGINIER, consterné et à part.

Où a-t-il pu savoir ça?... c'est à l'étude ; ce sont les camarades. Je suis dans la position de Joseph vendu par ses clercs.

BOISSEAU, lisant toujours.

<( C'est un homme capable de tout. » Un homme ici !...

On entend un grand bruit dans le cabinet.

Qu'est-ce que c'est que ça? Qui vive?...

BOUGINIER, à part.

Est-ce que nous serions deux? (Haut.) Qui vive?...

Air : /e reconnais ce militaire.

BOISSEAU, tremblant.

Qui donc ose ainsi se permettre De pénétrer dans ma maison ?

Celui qui m^écrit celte leHre, Je le vois, avait bien raison.

On entend des planches tomber atec fracas ; Gifflard sort du cabinet au milieu d'un déluge de poires et de pommes; une dcmièra planche lui tombe sur le dos.

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