SCÈNE xviir
PROSPER, TARTEMPONT et gardes nationaux entrât
par la fjaHche, DROUILLET.
PBOSPER, aux gardes nationaux.
Messieurs, je demande à m*expliquer, que diable ! je demande à m*expliquer.
DROUILLET.
Ah I ah I luron ! je vous disais bien que vous n'échapperiez pas à mes chasseurs.
PEOSPBE.
Sergent, vous vous trompez, sans doute : je suis officier en activité ; conduisez-moi devant le magistrat et vous reconnaîtrez votre erreur.
DROUILLET.
Taratatata... Je vais vous montrer si je suis une guimauve I
PROSPER
Je ne prétends pas...
DROUILLET.
Je ne veux point vous adresser d'injures ; vous êtes dans les mains de la force armée ; vous devenez pour moi un homme respectable; mais chercher à empoisonner un vieillard... établi!... vous êtes diablement léger.
PROSPER
Je ne sais pas ce que vous voulez me dire...
DROUILLET, rinlerrompanU
Je ne vous interroge pas; mais enfin, il y a une
40â l'ROSPER ET VINCENT.
heure vous passiez sur ie quai avec une jeune personne?
PROSPER
Je Tavoue, et n'ai aucune raison pour )e cacher.
DROUILLBT.
Qu'avez-vous fait de cette jeunesse?
PROSPER, avec hameur.
Cela ne vous regarde pas. ^
DROUILLBT.
Je ne vous interroge pas!... me direz- vous, du moins, si Taspect de cette boutique ne vous donne pas des remords?
PROSPSR, do vème.
Vous plaisantez, sans doute,
DROUILLBT,
Très-bien. Mais, à la Préfecture, s'il vousplait; j'ai des ordres, et, ma foi, quand je suis sous les armes, je ne connais que mon devoir.
PROSPER
 la Préfecture soit! {ku chasseurs.) Allons, Messieurs, c'est le moyen d'en finir, car il paraît qu'il est impossible de s'entendre avec le sergent.
DROUILLBT.
Bon ! je suis satisfait de cette réponse.
GHQBUR Des GARDES NATIONAUX, Air de U Dame du Lac.
Pas de raisons! pas de lenteur i Vite à la Préfecture !
Ah ! c'est une aventure Qui va nous filre honneur.
PROSPER, w% g&nles Q^UoMtlI.
Allons, Messieurs, je me laisse conduire ; Dépéchons-nous, finissons promptement.
DROUILLET, à part, avec joie.
Le voilà pris! maintenant je puis dire Que j'ai purgé 1* douzième arrondiss'mont.
PQTABD, p«r«iya^( à U fenètr« de sa boiuliqae, un gros paquet 4fi «Vicn^
dent i la main«
(Parlé.) Voilà le chien... indent!
DROUILLBT.
Pas de raisons! pas de lenteur! etc.
GARDKS» NATIONAUX.
P«t de râlions» etc,
POTARD
J'ai le chiendent, Dieu ! quel bonheur!
Mais j' suis à la torture, Cette substance impure Me donne mal aii cœur.
Drouiilet çt les gardes nationaui( emmènent Prosper par U dernière couUsBe & droite ; Potard, à la fenêtre de sa boutique, montre la botte de chiendent d'un air satisfait. Le rideau baisse.
ENSEMBLE
FIN DU PREMIER acte;.