‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 184 sur 199 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

VliNCENT , puis M. et Madame RIGAULT , SOPHIE ET ANTOINE pasêanl dont le fond.

Ils Tiennent tout de la droite.

VINCENT, leul.

Certainement que je lui dirai qu'il est mon père... Cent écus!... J'ai une excellente place... me voilà comme fils de famille, place Sàint-Àndré*des-Arts! !

lci| H. et madame Rfgault, Sophie et Antoine paraissent dans la salle à manger. Rigault remet Sophie k Antoine et semble lui dire de la conduire dans les appartements è gauche. Antoine et Sophie dispa* raissent. Rigault et madame Rigault rentrent en seène et restent groupés presque au fond du théâtre, un peu sur la ganche.

VINCENT, près de ravant-scène à droite ; il n'aperçoit ni Rigault, ni sa femme. Il dit à demi-Toix et à part :

Voyons !... avec ça, je vais payer mes petites dettes criardes... Je dois vingt et un sous à ma blanchisseuse... d*un autre côté, je dois dix-sept sous... à qui donc, déjà, que je dois dix-sept sous? je ne peux pas me rappeler... qui de cent écus paie vingt et un et dix-sept... Mais non, au fait, je paierai ça sur les quatre francs, il me restera cent écus net.

Cet à parte doit être dit pendant que Rigault et sa femme disent haut ce qui suit ; Vincent ne s^arrèle que lorsque madame Rigault lui frappe sur l'épaule.

MABAKE RIGAULT, à son mari.

Oui, j'ai causé avec lui... la tête est exaltée; mais son cœur est resté le même, il nous aime toujours; ne lui fais pas trop de reproches.

RIGAULT, s'avançant un peu.

As-tu besoin de me recommander cela? Mais quel singulier costume a-t-il pris?

MAT)ATtfB BIGAULT.

C'est une bizarrerie ; je vais préparer tout ce qu'il faut pour sa toilette.

Elle l'approche de YincenI et lui frappe légèrement sur l'épaule. YIKGENT, à madame Bigault.

Cent écus net.

IIADAHE BIDAULT.

Voici ton père I n'oublie rien !

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