SCÈNE XII
VINCENT, passant un habit^ FANNY.
VINCENT
Tiens ! c'est une dame !
FANNY, airant au-devant de lui.
my dear, j'étais dans le grand rnqniétude ponr vous.
VINCENT
C'est une étrangère. (La regardant.) Elle est très-bien.
FANNT.
Vous savez combien que je aimais vo !
VINCENT, à part.
Comment ! elle m*ainie L . . elle dît qu'elle m'aime !
FANNY
Prosper !... vous tournez le vue...
VINCENT, à part.
Elle me prend pour l'autre... ahf bien, bien... Il paraît que c'est un luron... (s'avançant.) Qu'est-ce que je risque?
FANNY
Je avais beaucoup pleuré depuis cet matin...
VINCENT
Ah! je suis contrarié de cela, chère...
FANNY
Oui, le pauvre Fahny était bien affligée...
VINCENT, Tivement.
Comment, chère Fanny, c'est moi qui ai le désagrément de vous affliger! ah! je veux réparer mes torts... Croyez que mon amour...
n l'embratse.
FANKT, l'éloignant.
Oh! Prosper! vous faites une action inconvenante.
VINCENT, i'etcusant.
Non, non ! eh bienl non! (a part.] Il n'en était pas encore là!
FANNY
Il ne s'agissait pas de... bêtises... Il fallait sauver vo, to de suite...
VINCENT
Me sauver!
FANNY
Cet matin, lorsque vous étiez arrêté... avec le pé^ trouille.
VINCENT
Vous vous trompez, chère amie, je n'ai été arrêté par aucune pétrouille, comme vous dites... (a part.) Ce mot ! pétrouille. ...
FANNY
Oh ! mon Dieu ! tant pis, car mon père il cherchait vo pour vo exterminer.
Comment! m' exterminer I
FANNY-
. Je me avais jeté dans son genou, et il me avait to de souite perdonné... Oh ! my dear Prosper, allez vo sauver, car il est fourious.
VINCENT
Fourious y fourious j qu'est-ce que ça me fait, quand il serait fourious? (Je présume que cela veut dire furieux.) Mais ça change la question; tout à l'heure c'était bien, parce qu'il s'agissait de... de plaisanter, mais du moment que vous avez un père aussi fu-
prospi:r et Vincent. 425
neste... (atcc force.) Je ne vous connais pas, dites donc, je ne vous connais pas. Vous me prenez pour autrui.
FANNY
Ohl votre tête est-il devenue déraisonnèble? Avez vous oublié vos... vos serments de this moming?
VINCENT
Mes serments de six mornigne,,. Ah çal à la fin, belle inconnue, il faudrait me laisser tranquille. Vous êtes jolie femme, mais il ne faudrait pas en abuser... Allons, vous abusez!
FANNY
Oh! je suis dans Tindignation le plus colossale.. Je povais dire à vous un mot avec vigueur... vous* êtes une homme... homme malhonnête.
VINCENT, avec force et dignité.
Belle Italienne!... je ne frappe jamais les femmes, ça n'entre pas dans mon système ; mais je suis grossier dans mes expressions... et quand on me pousse à bout, je dis des choses à faire frémir la nature; je vous en préviens.
FANNY
J'ai pas peur; mais vous jouirez pas longtemps du fruit de votre perfidie.
VINCENT, à part.
Mais ce diable de Prosper me compromet avec cette Italienne.
FANNY, criant.
Ah! vous êtes un monstre, une grosse trompeur !
VINCENT
Voulez-vous bien ne pas crier si fort? on croirait
que je suis un séducteur. Ma fiancée qui est là dans
la chambre ci-jointe!... ma position est atroce, le diable m'emporte, ma position est atroce I
Il va et Tient arec inquiétude.
FAKNY.
Son fiancé?... Suis-je assez malheureuse I 6 scélérate de Prosper !
VINCENT, frappant du pied et i*éloignant avec colère.
Ah ! mais... je suis vexé au dernier point!
PANNY.
Au : Finale du In* aete d't/n de plus.
Trahir ainsi sa foi !
Malheur, malheur à toi!
Puisqu'on sut m'outrager, Je saurai me venger [bis).
Pendant que Fanny chante ces quatre ^en, il ne eesse de donner les lignes de la plui Tire anxiété, et fait à pluienrs reprises : elnU t chut I chut I
VINCENT
Tous vos reprochas sont superflus, Saches, agréable étrangère»
Si votre sort n'est pas prospère, Que je n* suis pas Prosper non plus...
VINCENT
C'est se moquer de moi 1 Elle est folle, je croi, Autant qu' j'en puis juger ENSBHBLB / Mes jours sont en danger.
FANNY
Trahir ainsi sa foi, etc.