‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 47 sur 199 · SCÈNE III COMILVA, HARNALI, MAROUILLAUD, et plusieun · texte numérisé non relu

SCÈNE III COMILVA, HARNALI, MAROUILLAUD, et plusieun

AMIS d'HâRNÂLI.

HÂRNALT.

Sommes-nous tous ici ?

TOUS

Tous avec nos gourdins.

HARNALI.

Le drôle vient d'entrer, je crois, par cette porte.

COMILVA, entrant.

Et je viens, mes amis, pour vous prêter main-forte. Mort à ce scélérat I... Il a pu m'enlever Ma nièce... En quel état vais-je la retrouver. Je vous demande un peu ?

HARNALI.

Ce n'est pas là Taffaire, Hurlez... si vous n*avez rien autre chose àîfaire; Mais nous, tirons au sort, pour voir quel est celui Dont le bras vigoureux devra taper sur lui.

COMILVA.

C'est ça! tirons au sort; que le hasard décide.

Quel est celui de nous qui doit être homicide?

Ahl Dieul si c'était moi ! si le destin heureux

Me désignait I .. je sens que je deviens un gueux I

Ce que je veux de lui... quand ma nièce est volée !

Ahl ce serait trop peu d'une simple roulée...

Non ! non ! c'est tout le sang qu'un eustache vainqueur,

En farfouillant longtemps, peut trouver dans un cœur!

Vouloir me faire aller, moi l neveu des Gribouille l

Tirons au doigt mouillé I Messieurs, c'est moi qui mouille.

HARNALI, à ses camarades.

Voyons, retournons-nous, est-ce fait?

iOî HARNALI.

COMILVA.

Me voici.

Il présente ses deux maîus.

MAROUILLAUD, prenant un doigt.

Moi, je prends celui-ci.

BINOCHET.

Celai-ci.

GABOUILLARD.

Celui-ci.

HARNALI.

Ah ! c'est moi, grâce au ciel !

COMILVA.

J'ai toujours la trompette I Eh bien, je te la rends, c'est une affaire faite, Si tu veux me céder ton rôle pour le mien.

HARNALI.

Je refuse.

COMILVA.

Et pourquoi?

Pourquoi? je le sais bien.

COMILVA.

Mais, stupide animal! as- tu la cataracte?

Pourquoi me refuser?

HARNALI, lai parlant à l'oreille.

Il faut un cinquième acte.

On entend frapper trois coups.

COMILVA, criant.

Parlons bas !

MÂROUILLAUD, criant plus fort.

Parlons basl

HARNALI, criant.

Parlons bas ! c'est cela 1

HARNALI. iOS

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