SCÈNE IX Les mêmes, Madame DE KERKABIOU, KERNEVEL
Ui entrent par la gauche ; madame de Kerkabiou a ton chapeau et son chile.
MADAME DE KERKABIOU.
M. Pluchard n'est plus là?
JOCELYNE.
Il m'a quittée tout à coup en s'écriant : Grand Dieu, six heures ! et sans dire où il est allé.
KEBNEYEL, à part.
Je le sais, moi.
MADAME DE KEBKABIOU.
Il VOUS a ^arlé ? (signe de tète affirmatif très-gracieux de Jocelyne.)
Et VOUS acceptez?
JOCELYNE.
Mon Dieu, oui, maman.
MADAME DE KERKABIOU.
Je n'en doutais pas ; aussi pour vous en témoigner ma satisfaction, je fais aujourd'hui une chose bien contraire à mes principes.
KERNEYEL.
Non, madame, car les bonnes œuvres sont dans vos habitudes, et la recette est au profit des pauvres.
MADAME DE KERKABIOU.
Oh ! sans cela rien n'eût pu me décider.
JOOELYKE.
OÙ allons-nous donc, ma mère?
MADAME DE KERKABIOU.
Au spectacle, ma fille !
JOCELYKB, surprise.
Au spectacle?
JEANNIE, qui pendant ce temps a rangé la table à ouTrage contre la
cheminée, redescendant, à part.
Bonté divine! madame qui se damne!... que malheur qu'elle ne m'enamène pas !
JOCELYNE, très-joyeuse.
Au spectacle !
KERNBVEL.
OÙ je viens de louer une excellente loge !
Air de Polka (Chœur final de la Clef dans le dos, de M. Ettling). JOCBLYNE, KERNEVEL, JEANNIE.
Le plaisir Bienfait ;
Il faut partir, l'heure s'avance,
Mon
Son
Partons, ) , . . , ..
- ' \ voici venir la nuit.
Partez, )
Il faut obéir.
Bientôt le spectacle commence.
De ce doux plaisir
ENSEMBLE. ( Je veux garder )
^ Gardez, gardez ( ^' «°"^*^"»'^-
MADAME DE KERKABIOU.
Oui, le temps s'enfuit, Il faut partir, Ttieure s'avance ;
Mon cœur est séduit Par le bien que ce mal produit.
Ah ! que le plaisir Du moins profite & Tindigence.
Et, loin de gémir.
I cœur est séduit !
\ Je n*aurai qu'à me réjouir»
lis sortent par le fond.