‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 192 sur 197 · SCÈNE XIII COTILLARD, NATHALIE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII COTILLARD, NATHALIE

OOTILLAED, à lui-même.

La position est rude !

NATHALIE, le regardant d'un air stupéfait.

C'est donc comme ça?... Vous parlez à la bonne? Elle vient de vous dire que vous lui payeriez ça !

COTILLARD.

Je ne tiens aucun compte des propos de domestiques.

C'est donc pour ça qu'après vous avoir attendu hier toute la sainte journée, je vous retrouve à Auteuil, dans une armoire?

COTILLARD.

Un homme sans place se met où il peut.

NATHALIE

Vous avez parlé à la bonne.

COTILLARD.

Tu ne vois pas que c'était pour détourner les soupçons?

NATHALIE

Quoi?

COTILLARD.

Eh! oui. Va la trouver, cette bonne; je ne sais pas son nom ; je crois qu'on l'appelle Blanche, (eberchant) OU Rosc , enfin, uuc femme de couleur. Dis-lui d'être prudente ; dis-lui que tu m'as rencontré ici par hasard... dis-lui que tu es ma tante...

NATHALIE

Votre tante 1

COTILLARD.

Ma cousine, ma sœur, ma parente; enfin, dis-lui ce que tu voudras, mais qu'elle ne fasse pas d'esclandre. Va !

Comment? elle est donc jalouse?

OOTILLABD.

Comme une couleuvre.

NATHALIE

Vous Taimez donc?

COTILLARD.

Pas de récriminations!... Va !

NATHALIE, avec menace.

Oh ! je vois clair, Cotillard !

Air : Ces postillons sont d'une maladresse.

Malheureuses femmes que nous sommes I

COTILLARD.

Cher amour, qu^oses-tu penser ?

NATHALIE

Sont-ils menteurs ces coquins d'hommes I Ah I quel malheur qu'on n' puiss^ pas s*en passer, Ou qu'on n* puiss' pas du moins les remplacer ! C'est un' scélératess' profonde !

Dire... Ah! vraiment, ça fait pitié!...

Que les trois quarts et d'mi du monde Trompent l'autre moitié.

(En sortant.) Jc saurai à quoi m'en tenir! Eh bien !... il ne lui en faut guère !

L'OMELETTE FANIASTIQUE. 439

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