‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 24 sur 197 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MOLLEFFO, MALAGA.

Il entre les bras croisés et d'un air sombre. MALAGA.

Ah! c'est toi, mon trésor?... ouï, c'est bien MoUeffo : Sois toujours mon Phaon ! moi je suis ta Sapho l

MOLLEFFO, tiétoumant la Tue.

Va-t*en, je n'aime pas les femmes caressantes; Je dirai même plus... je les trouve embêtantes.

Parmi tant de poêliers mon cœur te distingua, . Tu voudrais t'éloigner en vain de Malaga.

Je demande un regard, que ton œil me l'accorde ; Moi, je ne sais qu'aimer et danser sur la corde... Pauvres femmes, hélas I vers le particulier Nous allons sans détour, comme sans balancier.

On entend la trompette.

Mais voici le signal, on attend mes services. Je sors pour me livrer à d'autres exercices.

MOLLEFFO, avec joie.

Comment! on vous attend?

Oui, pour Tascension.

MOLLEFFO.

Ce n'est que dans deux mois.

Quelle observation !

Qu'elle part d'un cœur sec! qu'elle est d'une âme froide! C'est pour l'ascension, mais sur la corde roide, Ou sur la corde lâche, ou le fil de laiton... C'est pour ça que je sors.

Elle baisse son balancier, et en donne involontairenient un coup à J^olleflTo.

Prends garde à mon bâton !

Elle se retourne et fait des petits pas en sortant comme si elle marchait

sur une corde.

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