SCENE VIII MALAGA, CASTORINE, CORNARO
CORNAnO, entrant une chandelle à la main ; il est coiffé d'un bonnet de coton i
et porte un sabre de eavalerie.
J'arrive en apportant la troisième chandelle. J'ai cru dans le silence entendre quelque bruit; Quelqu'un dedans mon mur s*est-il donc introduit? Dans l'ombre, j'aperçois deux êtres ridicules, Sont-ce des malfaiteurs ou bien des somnambules? Qui vive? répondez, ou sinon je fais feu.
Ami!
Qui ? '
Maiaga.
COR?^ARO, posant la pointe de son sabre en terre et examinant Maiaga.
Je vous attendais peu.
Enchanté de vous voir... Quoi qu'il en soit, ma chère. Je vais chercher partout, je connais mon affaire.
Il cherche partout, tenant son sabre d'une maiu et sa chandelle de l'autre.
CASTORINE, à part, avec onction.
Ciel ! fais que mon mari tombe dans quelque trou ! Qu'il se rompe une jambe ou se casse le cou I
CORNARO, cherchant toujours, et à part.
Le poisson ne mord pas : continuons ma pêche.
MALAGA, à part.
Mais c'est l'ogre en fureur, et qui sent la chair fraîche.
CORNARO, à part.
Il m'échappe ! et pourtant, moi qui suis bien armé, De lui ravir le jour j'aurais été charmé !
CORNAIiO. 97
CASTORINE, bosàMalaga.
Ah! là-bas qu'il doit dire, en ces lieux pourquoi vins-jc?
MALAGA, bas à Castortne.
Faites partir Foiseau, je me charge du singe.
Bas & Cornaro.
Approchez-vous?
CORNARO, d'un air surpris.
Pourquoi ?
MALAGA, avec mystère.
Je veux vous parler bas.
Surtout que votre femme ici n'entende pas.
C'est dit.
A Castorine d'ua .ton sévère.
Allez au fond !
CASTORINE, avec modestie.
J'obéis à mon mattre, Puis-je, pour prendre l'air, ouvrir cette fenêtre?
CORNARO, avec autorité.
Tu le puis!
MALAGA, bas à Cornaro.
Je venais vous dire que demain.
Contre vous le parquet doit faire un coup de main.
Ah! bah!
L'on doit saisir, et j'en suis consternée, Ceux qui vont découvrir la Méditerranée.
En êtes-vous?
Qui? moi ? du tout, pas si gascon !