SCÈNE XI
DERBIGNY, ISIDORE, ensuite PAMÉLA.
DERBIGNY.
Une lettre que j*ai reçue du père de Pauline me rappelle impérieusement. Nous partons aujourd'hui même, dans Tinstant.
ISIDOBE.
Ah ! (A part, atec joie.) Elle pOUrra s'échapper ! (Haut.)
Comment...
DERBIGNY.
Ne t'afflige pas trop, mon enfant, cette séparation est nécessaire.
ISIDORE, à part.
Pauvre père !... ça me fait de la peine de le quitter, et je suis content qu'il s'en aille !
Ah ça I dis-moi, tu n'oublieras pas de donner à Pauline la broche que je t'ai achetée...
ISIDORE, à part, désolé.
Ah ! mon Dieu I
DERBIGNY.
Est-ce que je ne te l'ai pas remise ?
ISIDORE, interdit.
Si I... si, papa, mais, c'est que... c'est que...
DSBBiaNT.
Je gage que tu Tauras égarée... tu laisses tout traîner.
ISIDOEE, à part.
Me voilà bien ! que faire?...
DEBBIGNY, qui a été ebercber sur la table à gauche.
Comment ?... et ton examen? (ii prend un caWer.) Cette composition... il n'y a d'écrit que le titre I tu m'avais dit cependant... (AYecséYérité.) Qu'est-ce que cela signifie ?
ISIDORE, à part.
J'ai des éblouissements, les yeux me piquent, j'ai la bouche sèche...
PAMÉLA, se montrant à la porte de la chambre d^Isidore, qui oayre sur
le théâtre.
Je crois qu'à présent je peux... Ah !
Elle rentre ylvement et ferme la porte.
DERBIGNY.
Que vois-je 1... une femme chez lui !...
Il Ta TlTement à la porte d'Isidore.
ISIDORE, à part.
Oh ! là ! là! je suis perdu I
DERBIGNY, frappant à la porte.
Sortez, Mademoiselle ! sortez !... (On entend fermer le
Yerrou en dedans.) On saura bien VOUS y contraindre !
ISIDORE, hors de lui.
Que devenir?...
DERBIGNY, furieux, à Isidore.
Voilà donc à quoi vous passez votre temps, menteur I vaurien ! paresseux 1
ISIDORE, perdant la tète.
Papa, papa, je... je voudrais vous dire !...
ENSEMBLE
Ai a : Doux moment.