‹ Théâtre choisi de J. de Rotrou (volume 2)Chapitre 183 sur 183 · SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

SCENE DERNIERE

SARDARIGUE, SYROÉS, PALMYRAS.

PHARNACE, Gardes.

Sardarigue.

Hâ, Sire! malgré vous le destin de la Perse Vous protège et destruit tout ce qui vous traverse.

Syroés.

Qu'est-ce encor?

Sardarigue, Cosroés, rentré dans la prison, Ayant veu que la reyne y prenoit le poison ; Prompt, et trompant les soings et lesyeuxdelalrouppe, Avant qu'elle eût tout pris, s'est saisi de la couppe.

COSROES.

Et, beuvant ce qui reste : « Il faut (nous a-t'il dit, Voyant d'un œil troublé Syra rendre l'esprit, Et nager dans son sang Mardesane sans vie). Il faut du sort de Perse assouvir la furie. Accorder à mon père un tribut qu'il attend. Laisser à Syroés le trosne qu'il prétend. Et de tant de tyrans terminer la dispute. Là, tombant, quelque garde a soustenu sa cheutte. Et nous...

Syroes , furieux.

Et bien, cruels, estes-vous satis-faits?

Mon règne produit-il d'assez tristes effects ? La couronne, inhumains, à ce prix m'est trop chère. Allons, Madame, allons suivre ou sauver un père.

Palmyras, le suivant.

Ne l'abandonnons point.

Sardarigue.

Ses seings sont superflus, Le poison est trop prompt, le tyran ne vit plus.

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