‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 13 sur 426 · XVIII VIE DE PICARD · texte numérisé non relu

XVIII VIE DE PICARD

dis que les Mariormettes, Le ton sembla surtout excellent : « On a, dit Geoffroy, reproclié.à l'auteur d'ôire trop bourgeois ; ici , c'est un homme de bonne compagnie. » L-e 1 2 mars , il fit. jouer, avec les mômes applaudissements, ^Influence des perruques, puis il prit une résolution quUl méditait depuis la représentation à Saint-Gloud : il déclara qu'il ne joqerait plus, et présenta lui-môme à ses camarades celui qu'il destinait à le remplacer dans les valets.

L'espérance de la croix qu'il ne pouvait obtenir qu'à ce prix, la perspective d'une place à rAcadémie qpi^ Tannée précédente, lui avait fait sentir par un refus , que si elle était sympathique à l'auteur, elle Tétait moins au comédien , le tourmentaient : voilà pourquoi il jetait sa casaque aux orties.

11 obtint ce qu'il désirait : l'Académie le reçut le .27 novembre, et la croix ne tarda plus guère. Un autre honneur, dont.il ne réclamait pas le fardeau vint, par surcroît, s'ajouter aux deux autres : l'Empereur lui donna la direction de TOpéra. Ce ftit pour lui, comme il disait, « le purgatoire anticipé. » Jusque-là le travail incessant de ses pièces s'était sans trop d'encombre môle à ses autres tâches.. Quand on lui disait, comment faites-vous ? il répondait : « Rien de plus simple, je n'ai réellement qu'une affaire, ce sont mes pièces. Tout en vaquant au gitos de la besogne, je ne perd& pas ma comédie de vue. » A TOpéra cette besogne se compliqua de telle sorjto, que quoi qu'il pût faire, « sa comédie, » comipei il disait, lui échappa : « Que voulez-vous^» écrivait-il, en septembrei 181!^, à son collègue de T Académie, le comte Dam» au mpment juste oîL je vais commencer une» scène, une danseuse, vlept me demander un pantalon , des .souliers brodés ou une jupe de crôpe..., un chanteur me fait dirç qu'il est enrhumé, et il faut .ou le menacer ou le flatter ,^8| je |ie veux pas que Paris manque d'opéra t Ahl mon càer et digne ami, qu'il y a loin de là à la comédie,! Que je. regrette mon petit théâtre!.»

L'habitude du travail et l'habileté furent ^es plus fortes. Picard parvint à se retropver dAQS.qet imbroglio d'entraves et de distractions. Il û( presque au^^t de pièces que s'il n'eût pas. été directeur de il*Opéra. C'est pendant sa direction qu'pn lai joua, niais sans grand succès, en décembre 1807 « V4mi dt^ ifiut le monde ; en 1809, les Capitulations de crnseience^ eiqq actes en vers qui ne survécurent pas à la première ^ représentation ; .1^

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