‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 145 sur 426 · DURVILLE, DUHAUTCOURS, MADAME DUR- VILLE, MADAME FIERVAL · texte numérisé non relu

DURVILLE, DUHAUTCOURS, MADAME DUR- VILLE, MADAME FIERVAL

MADAME FIERVAL

Eh! mais, mon Dieu, que devenez- vous donc, mes amis? Gomment! vous donnez une fête, et vous vous éclipsez! Auriez-vous des chagrins, mon cher Durvule?

DURVILLE

Aucuns, madame, aucuns; je ne fus jamais d'une humeur plus gaie, jamais plus disposé à bien recevoir ma société; n'est-il pas vrai, ma chère amie?

MADAME FIERVAL

A la bonne heure; pour moi, je suis dans un chagrin épouvantable. Ce petit sot de Précour, que je persécute pour prendre une place... Il s'assied; du premier coup il a un brelan; il emporte tout mon argent, et il fait charlemagne. J'ai recours à vous, mon cher Durville; il faut que ie {)renne ma revanche, et que vous me prêtiez de 'argent.

Gomment donc, madame? ordonnez, je vous en prie ; je vais mettre quelques rouleaux sur la cheminée, une carte, un crayon; que tous mes amis prennent et s'inscrivent tant qu'il y en aura.

DUHAUTCOURS.

G'est un homme d'or que M. Durville, Puisqu'il en est ainsi, je veux risquer une cave à la bouil«

lote. (Il donne la main à madame FiervaL)

146 DUHAUTCOURS.

MADAME DURVILLB, â part.

Que je m'en veux d'avoir provoqué cette fêtel

DURVILLE, affectant un air gai.

Allons, mesdames, livrons -nous à la gaieté qu'inspire une aussi aimable réunion I

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