CIERS
DUHAUTCOURS y allant au-devant des personnageê
qui entrent.
Donnez -VOUS la peine d'entrer, messieurs; M. DurviUe va paraître dans Tinstant. Asseyezvous donc, je vous en prie.
MARASCHIMI»
Nous asseoir! Il est poli.
DUHAUTCOURS.
Voilà un siège, monsieur Graff.
GRAFF
MiUe remerciements, monsieur Duhauteours.
DUHAUTCOURS.
Vous restez debout, monsieur Fiammescbi.
FIAMMESCHI.
Oui, monsieur, c'est mon habitude. {A Harasehini.) Qu'est-ce que c'est donc que ce M. Graff, comme il l'appelle?
Un de ses bons amis qui fait son état d'êtro créancier; je le parierais sans le connaître.
FIAMMESCHI.
Vous croyez... 11 a l'air d'un saint.
DUHAUTCOURS.
C'est une circonstance bien fâcheuse qui nous rassemble, messieurs.
Ah! certainement, bien fâcheuse!
DUHAUTCOURS.
Qui se serait douté hier, monsieur Fiammeschî, pendant qu'on admirait votre feu d'artifice, que ce matin nous nous trouverions ici comme créanciers de M. Durville?
MARASCHINI.
Créancier, vousl
DUHAUTCOURS.
Hélas! oui, mon cher Maraschini^ j'y suis comme vous, et c'est dur pour, moi qui ne suis pas avancé! eh bien! je n'ai pas eu le courage d'en vouloir à Durville. Il avait un air si pénétré...
166 BUHAUTCOURS.
Oh ! cet é7énement-€i le tuera; et sa femme... En mérité, cela tire des larmes des yeux.
Cependant il est bien cruel de perdre...
FIAMMESCHI.
Eh bien! entendez-vous quelque chose à cet homme-là? Le voilà qui pleure à présent.
DUHAUTGOURS.
Oui, sans doute, ces événements-là sont faits pour inspirer des réflexions... Quand on pense ai l'instabilité des fortunes, on est tenté de s'enfuir dans un désert. Car il est incroyable... Ahi voilà H. Durville.