‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 175 sur 426 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DUHAUTCOURS, PRUDENT, LEDOUX, MARAS- CHINI, FIAMMESCfll, FRANVAL; autres créanciers.

FRANYAL.

Et Yoilà les lâches qui, en composant avec les fripons, sont plus nuisibles aux nonnêtes gens que les fripons eux-mêmes.

MARASCHINI.

Puisque M. Dubautcours croit que M. Durville paiera quelque jour, je vais lui faire une bonne proposition, moi. Je lui donne ma créance pour la moitié de ce qu'elle vaut.

FIAMMESGHI.

C'est bien dur; mais c'est égal, va pour les cinquante pour cent.

DUHAUTCOURS.

Je le voudrais; je ferais une très bonne opération; mais je perds déjà beaucoup moi-même; cependant je vous donne ma parole d'honneur c[ue, si vous signez, sous quelques jours peut-être je fais votre affaire.

FRANVAL

Et pourquoi donc feriez-vous un pareil sacrifice? Vos créances sont sacrées. On vous en refuse la moitié; je suis moins difficile, je les prends pour la totalité.

MARASCHINI.

Vrai?

FIAMMESCHI.

Ah çàl ne plaisantez-vous pas?

FRANVAU

Non, certes; donnez-moi vos billets, vos mémoires, mes amis.

FUUMBSCHU

Ah! monsieur, c'est trop beau ; mais tenez, vous êtes un galant homme, nous nous en rapportons à tout ce que vous ferez.

FRANVAL

C'est à moi que vous aurez affaire, messieurs. Si tout le monde me ressemblait, vous n'auriez pas si beau jeu. Je vous attaque tous... au criminel.

178 DUHAUTCOUBa-.

PRUDENT

Au criminel

FRANVAL

Ah ! ah ! vous entendez à présent, monsieur le sourd?

LBDOUX.

Moi, je n*y suis pour rien.

ODHAUTCOURS.

Mais, permettez donc... mes amis... monsieur Franval, voulez-yous afficher M. Durville? Est-ce sa faute?...

MARASGHINI.

Gela ne me regarde plus.

FIAMHESCHI.

G*est à ce galant homme que tous avez affaire, et il vous répondra.

MARASGHINI.

Et nous le soutiendrons. {A FeanvaL) J'ai des renseignements exacts sur le compte et sur les créanciers de ce Duhautcours.

FRANVAL

Vous me les donnerez.

FIAMMESCHI, à FranvaL C'est lui seul qui entraine M. Durville, qui était uoe excellente paye.

FRANVAL

Suivez-moi, sortons, mes amis; au revoir, monsieur Duhautcours, vous aurez bientôt de mes nouvelles.

(// sort avec Hanuchini et les autres créanciers,)

FIAMMESCHI.

Oui, monsieur, vous aurez de nos nouvelles.

{U sort,)

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