‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 177 sur 426 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

FRANYAL, DELORME, IfARASGHINI.

FRANVAL, tate letire à la main.

Oui, j'aime à le croire avec vous, M. DurvlUe n'est point encore tout à fait un malhonnête homme ; aussi vous voyez que je n'hésite pas à me rendre au rendez-vous qu il demande : sa femme, son neveu méritent tout notre intérêt. C'est donc contre ce Duhautcours que nous devons réunir tous nos efforts; si nous pouvons l'écarter du contrat d'union, M. Durville j^erd à jamais Fespérance de parvenir aux trois quarts en somme.

MARASGBINI.

Eh bienl monsieur, tous les créanciers s'en rapportent à vous, vous êtes leur homme. Nous serons trop heureux de parvenir à être payés, grâce à un sacrifice supporté par toute la masse. Je vous l'ai dit, je connais, moi, tous les créanciers de ce Duhautcours; il ^ a des billets, des

IfsO DI7HAX7TCOUR8.

obligations, des lettres de change, des prises de corps; nous aurons cela pour rien.

FRANVAL

Allez donc, mon cher Delorme, ayec M. Maraschini. Je vous ai confié les fonds nécessaires; je vous connais autant d'intelligence que de probité. Tous ces gens-là, dont la plupart attendent depuis dix ans, doivent être raisonnables et se trouver 4rès heureux.

DBLORME.

Soyez tranquille, ie remplirai scrupuleusement vos intentions. La faiblesse de Durville, la bonté de sa femme, la délicatesse de son neveu, méritent sans doute que nous ne négligions aucun effort pour lui sauver Thonneur et le ramener à la probité.

MARASGHINI.

Avant une heure vous serez content

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