EUGÈNE, MADAME MUSARD, LEROND, MUSARD, LE COMMIS , L'HUISSIER
LBROND, qui est entré avec Eugène pendant que Musard
parlait.
Eh parbleu ! c'est moi.
MUSARD
Monsieur Lerond!
MADAME MUSABD.
Je m'en doutais.
EUGÈNE
Ah! mon père, quelle reconnaissance ne devonsnous pas à ce brave M. Lerond I
LEROND
Paix, Eugène. Ce que j'ai fait est tout simple: les billets à ordre protestés..., bagatelle; Musard aurait payé sous quelques jours, j'avance la somme; il n'y a rien à en conclure contre la solidité de ta maison. Il est constant, par la date de la lettre que tu avais oubliée, qu'il y a un mois
Sue les lettres de change devraient être à Paris, e n'est pas ta faute si Dorneville a, dans l'intervalle, suspendu ses payements; mais ce n'est pas la sienne non plus; cest un galant homme qui éprouve un embarras momentané. En endossant et en acquittant ses effets, je ne risque rien. Voilà Ja transaction entre ton beau-frère et toi; j'en ai donné connaissance à Eugène; elle est telle que tu pouvais la désirer. Ton fils n*a point la place qu'il sollicitait, mais si tu m'en crois, tu ratifieras ce que j'ai cru devoir mettre dans l'accord entre Forlis et toi ; seule condition d'ailleurs à laquelle Forlis consente à continuer d'être ton correspondant. Tu associes ton fils, et tu le mets à la tête de ta maison; un homme comme toi a besoin d'un commis de confiance, et ton fils est le meilleur que tu puisses choisir. Avec lui tu i)ourras, sans te compromettre, lire des romans, faire de la musique, te promener, t'égarer, enfin muser tout à ton aise. Quand tu n'auras plus rien à faire, ta seras l'homme du monde le plus aimable. Ne me remercie pas de t'avoir rendu service, ne parlons plus du passé, et embrasse-moi.
826 M0N8IBUR MU8ARD.
MU8ÀRD.
Ma foi^ de tout mon cœur.
LERONO.
Nous avons encore une autre affaire à terminer : signe la transaction, finis avec ces messieurs, je reviens dans Tinstant. (// rentre chez lui.)