BELFORT, FRONTIN, SOEUR EUPHÉMIE
SOUR msvEÈuiEf. derrière la fenêtre de sa cellule, chante, en s" accompagnant.
Premier couplet»
Bans Pasile de rinnocencé, Amowr, pourquoi m'embraser de tes feux?
Éloiçie-toi, la froide indifférence
Doit seule régner dans ces lieux. -
FRONTIN
Cest quelque infortunée Yisitandine, qui sortirait peut-être du couvent avec autant de plaisir que nous y serions entrés tout à Th^gire..
10 LES VISITANDINBS.
BBLrORT.
Frontin, connais-tu cette voix?
FRONTIN
Eh I d*où diaUe ^oulez-vons que je la connaisse ?
BELFORT
Je ne puis m*y tromper, c'est eHe-Hième.
Comment, monsieur, auriez-TOus quelque connaissance à la Visitation !
SCKDR BOPHâMIB.
Deuxième eoupiet.
Toi que j*aime plas que ma vie, Que je voudrais en vain ne plos chérir 1 BelfortI BelfortI de la triste Euphémie
As-tu gardé le souvenir?
BRLPORT.
Ahl grand Dieu! c'est elle, je n'en puis plus douter.
FRONTIN
Gomment ! c'est votre Euphémie ?
BBLFORT.
Elle semble donter de ma fidélité, et c'est elle qui m'abandonne.
FRONTIN
Du moins, si elle n'était que mariée, on pourrait s'arranger avec le mari ; mais là» il n'y a plus de ressource.
SCEUR EUPHÉMIE.
' Troitiême cauplêL
Bientôt un ordre irrévocable De t*oiibUer m'imposera la loi ; Je sens qu'alors je deviendrai coupable,
Car je ne puis aimer que lot.
Allons, monsieur, consolez- vous ; il paraît, par ib dernier couplet, qu'elle n'est encore que fiancée.
BBkFOftr.
Gomment 1 fiancée?
FRONTIN
Je veux dire novice.
BELFORT
DîssipoDs ses inquiétudes» il faut lui répondre sur le même air.
AOTB I, ficntats vil. ^ 11
Cest dommage que nous n'aycmit |ias de barpe pour nous aceompagnet.
BKLFoar chanit, Rassnrez-Tous...
(On entend sonner iee nuttines, et le bruit des cloches couvre Ut voix de Beifort,)
mONTIK.
Nous noQi plaîgiiions de ne pas airoif d'aecom-
pagoement. (Les elochee ùeesent,)
BELFORT chante, Rassorez-Youâ, belle Euph....
{Les cloches reprennent avec vivacité»)
FRONTIN
Maïs il ne faudrait pas que raccompagnement étouffât la Yoix.
BBLFORT.
Au diable les cloches et celles qui les sonnent.