LB8 MAKIONNBTTBa
MARGILUr.
Ahl fort bien, mon contrat de mariage.
LÉONARO.
Vous voyez avec quel zèle je m'occupe de tous vos intérêts, monsieur.
DORTILlâ.
En eJBTet, c'est montrer un grand zôle, fnonsieur Léonard.
LÉONARD
En puis-je avoir trop pour M. Marcelin ?
VALBERG
Non , sans doute; et comme son ami, c'est du fond du cœur que je vous remercie; mais quelquefois le zèle nous emporte, et permettez-moi de vous dire que vous vous êtes un peu pressé.
OEORGftTTB.
Gomment, pressé?
VALBERG
Oui , vous devez sentir que le mariage ne peut avoir lieu aussi promptement.
DELORME
Pourquoi donc cela ?
Eh ! mais, dites donc à ce monsieur qu'il se trompe, mon cousin.
MARCELIN
Moi... Mais en elSet... Je crois... Je crains... Il faudrait savoir les motifs...
Et quels motifs pourrait-il y avoir?
VALBERG
Ohl ne vous désolez pas, ma belle enfant; tenez, le cher papa entendra raison mieux que vous.
DELORME
Moi? monsieur; mais je ne vois pas...
VALBERG
D'abord, M. Marcelin aime totgourà votre fille, n'est-ce pas?
MARCELIN
Oh! oui. (A part.) Ma foi, ce n'est pas mentir.
C'est quelque chose.
VALBERG
Mais au milieu des embarras d'une succession.*;
AOTB III, SCÂNB VUI. 88S
ICARCBUN.
C'est Traî.
MADAME DE SAINT-PHAR
Qui nécessairement entraîne à sa suite des ion* gueurs, des procès...
BfARGBLIN.
C'est juste.
VALBERG
Et pnis, il est en deuil. . .
GE0R6BTTB.
D'un cousin.
VALBERG
D'un bienfaiteur,
MADAMB DB SAmTrPHAR. '
La décence permet-elle...
GBLBSTINE.
Non, la décence ne permet pas.
Enfin nous l'emmenons à Paris;
GÉLESTIIfE.
Oni , nous allons à Paris.
Comment! tous m'abandonnez?
MARCELIN
Ehl non, pas du tout, je reviendrai, 6u plutôt vous viendrez nous rejoindre^
VALBERG
Voilà ce que c'est ; la noce à Paris. Les gens riches ne peuvent pas se marier brusquement comme ceux qui n'ont rien; il faut du faste, de l'éclat...
Pourquoi ne m'avez- vous pas épousée avant d'être riche?
MARCELIN , à pari.
Ma foi, oui, c'est dommage.
DELORME
Mais pourquoi ne pas nous emmener avec toi?
MARCELIN
Ehl mon Dieu! je le voudrais;... mais, le
Euis-je?... M. Dorvilé, sa sœur, et puis M. Valerg et sa sœur.
GÉLESTINE.
Oui , la voiture est complète.
^284 •> LÏ8 MARIONKBTTieS.
VALBERG
Allons, mon cher Marcelin , voilà votre aimable cousine et son honnête homme de père qui sont Taîaonnables, qui sentent l'importance des motifs... Pensons aux affaires de la succession. N'avez-vous pas des comptes à régler avec M. le notaire ?
. MARCBLIN.
Oui, vraiment.
' LéONARD.
Mon confrère de Paris vous attend au château avec les titres et le portefeuille.
MARCELIN
Eh! que ne le disiez-Tous donc? J'y cours; j'ai de l'argent à vous compter, monsieur Dorvilé.
DORVILB.
Je suis prêt à le- recevoir, monsieur Marcelin.
GEORGBTTE.
Eh bien I vous me laissez , vous ne me dites rien 1
MARCELIN
Pardon , ma chère cousine ; je ne partirai pas sans vous dire adieu, {à part.) Pauvre Georgettel elle me fait de la peine. (Haut,) Croyez... (Bas,) Je ne sais ce que je dis. {Haut,) Je vais trouver le notaire. {Il sort,)