‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 282 sur 426 · DE SAINT-PHAR · texte numérisé non relu

DE SAINT-PHAR

MARCELIN

Ck)mmentl il me fait de la morale I

CÉLESTINE.'

Et il insulte les personnes qui sont chez vous.

VALBERG

Mais pas du tout. G*est un axiome que ce qu'il a dit là.

MARCELIN

Oui , Il est fort en sentences, le bon Gaspard.

MADAME DE SAINT-PHAR

Qu*est-ce que c*est donc que cet homme-là?

396 • LES MARIONNBTTBS.

VALBBRG.

Un brave homme qui a fait ses études avec M. Marcelin.

GÉLESTINE.

11 a donc fait des études, M. Marcelin?

N*est-i] pas permis à un homme qui a donné dei preuves d'attachement...

MARCELIN

Ohl je lui rends justice. Je me suppose à sa place, lui à la mienne ; je lui emprunterais, il me prêterait.

GÉLESTINE.

Comment, il vous a emprunté de Fargent?

ICARGELIN.

Non , c'est moi qui lui en ai offert.

GÉLESTINE.

Et il a accepté?

MARCELIN

Parbleu I

MADAME DE SAINT-PHAR

Eh bien ! c'est de la franchise , de la confiance.

VALBERG

Qui honore à la fois celui qui prête et celui qui emprunte. Mœurs vraiment patriarcales.

MARCELIN

n vient avec nous à Paris.

GÉLESTINE.

Avec nous! Nous irions dans la même voiture que M. Gaspard I

Pourquoi donc pas, ma sœur? Gomment, un ami de M. Marcelin! {Bas à sa sœur,) Tais-toi donc.

MADAME PE SAINT-PHAR

U ne faut pas être si fière, ma belle demoiselle.

VALBERG

Je lui céderais plutôt ma place.: un ami qui fait de la morale ! Ma sœur se gardera bien d'insister. Le fait est que nous voilà trop de monde pour une voiture. Je vais arranger tout cela«

AOTB IV, SOÂNB X. .390

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