GASPARD, DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, VALBERG, CÉLESTINE
MADAME DE SAINT-PHAR, arrivant.
Que viens-je d'apprendre? Quelle étrange nouvelle cette petite sotte de Gélestine vient-elle de confier tout bas à son frère? Ils ne se doutaient pas que je les écoutais.
DORVIIJÉ.
Eh ! mon Dieu! ma sœur, il parait qu'elle n'est que trop vraie.
VALBERG, arrivant avec sa sœur.
Gela n'est pas possible; c'est un conte qu'on vous aura fait, ma sœur.
GASPARD, à part,
A merveille 1 les voilà tous.
DORVILÊ.
Oui, ma sœur, Marcelin est déshérité.
CÉLESTINE
Là, ie ne voulais le dire qu'à vous; mais puis*
3u'on le sait, il y a un second testament, un coîcille.
DORVILÉ.
C'est Georgette, sa cousine, qui est instituée légataire universelle.
GASPARD
Un instant, s'il vous plaît, messieurs et mesdames. Gomme vous vous pressez de déshériter les gens! Voilà bien une lettre du testateur, postérieure au premier testament, où il se plaint de la conduite de Marcelin, où il parle avec intérêt de la petite Delorme, où il semble annoncer de nou* velles dispositions ; mais c'est tout.
DORVILÉ4
C'est bien assez.
MADAME DE SAINT-PHAR
Voilà la vente de notre château annulée, mon frère, mon hypothèque perdue.
DORVILÉ.
J'en ai peur; mais non* ma filleule est si bonne fille.
CÉLB8TINB.
Votre filleule! Cette paysanne de tantôt? n faudrait voir cette petite Delorme.
YALBERG.
Oui vraiment, on ne risque rien.
GASPARD, A part,
Biea, mes amis; agitez-vous, inquiétez-vous, suivez les mouvements que je vous donne.
YALBBRO.
Ne pourriez-vous nous communiquer cette lettre?
CbutI voici Marcelin.