‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 318 sur 426 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

MADAME m MIRCOIJR, MARIE.

MADAME DE MIRCOUR.

Je n'en ai jamais vu d'aussi gentil.

MARIE

En effet, il a les couleurs les plus vives... S'il est à madame, n'est-ce pas comme s'il était à moi ? Madame me ferait beaucoup de peine si elle refusait: je croirais voir une espèce de dédain...

MADAME DE MIRCOUR.

Ah! tu me connais bien mal. Je fais réflexion qu'il y a longtemps que je ne t'ai rien donné. Tu choisiras une de mes robes.

MARIE

Ck>mme madame est bonne I

MADAME DB MIRGOUR.

Allons, je ne yeux pas t'affligèr, Marie, j'accepte.

MARIE

Ce n'est pas là un ingrat qui s'échappera comme votre Azor.

MADAME DE MmCOUR.

Oh! non; j'y mettrai bon ordre. Or çà, Marie, où placerons-nous cette cage ? Dans mon boudoir, n'est-ce pas?

MARIE

Oui, tout près du piano de madame.

MADAME DE MIRCOUR.

Tu m'y fais songer. Le premier air à lui apprendre, c'est celui des couplets que le colonel m'apportait. Ce pauvre colonel 1 quand j'y pense, je l'ai bien maltraité 1

MARIE

Oh 1 il reviendra.

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