‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 422 sur 426 · SCÈNE XXVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVI

RIGAUDIN, MADEMOISELLE YERNEUIL,

CHARLES

CHARLES

Je reviens encore faire un peu de morale à ma cousine. Ah ! mademoiselle, enchanté de vous revoir.

MADEMOISELLE VEBNEUIL.

Votre servante, monsieur Charles. (A Bigaudin.)

Aie : Quand on a revu te» parente^

Ce jeune homme est vraiment fort ?)ien.

Il est tout à fait agréable.

MADEMOISELLE VEBNEUm.

Air distingué, noble maintien.

Pour plaire il ne lui manque rien.

MADEMOISELLE VERNEUIL, à Chorlei.

Savez-vous bien que ce matin Je vous ai trouvé fort aimable*

CHARLES

Mademoiselle...

MADEMOISELLE VEBNEUIL.

Le ton décent et l'esprit fin, Je le disais à Rigaudin.

CHARLES, à part»

Où diable veut-on en venir?

Pour former un lien si doux,

Tout est sortable.

Convenable.

Vous vous aimez, déclarez-vous,

Accordez-vous,

Épousez-vous.

Tous deux, mes chers et bons amis.

Vous avez de Texpérience; Tous deux élevés dans Paris, Vous avez du tact, de Tacquis.

Pour former un lien si doux, etc.

MADEMOISELLE VEBNEUIL.

En vérité, monsieur Rigaudin, vous menez les

choses avec une brusquerie, une précipitation... Vous me trahissez.

aiGAUDIN.

Je TOUS sers.

CHARLES, à part»

Qui? moi prétendre à un parti comme mademoiselle! Se pourràit-il que mon faible mérite...

Oh ! c*est bien d'abord, et surtout pour votre mérite, que mademoiselle songe à vous ; mais c'est aussi un peu à cause de cette maison...

CHARLES

Comment?

Le billet de loterie que vous lui avez acheté a gagné.

CHARLES

Ah I mon Dieu.

Qu'est-ce? Vous vous troublez. Est-ce que vous Tauriez vendu à votre tour? Voilà un billet qui se promène bien.

CHARLES, très joyeux.

Oh! non, non, le voilà. Je Tai, je le tiens.

Ah I tant pis.

CHARLES

Numéro quarante-quatre. Quel bonheur!

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