SCÈNE VIII
L'ABBESSE, BELFORT, toutes les religieuses, FRONTIN en capucin.
FRONTIN
AIR
Le ciel, mes sœurs, vous tienne en joie, Je viens vous mettre sur la voie Qui mène au ciel directement.
ACTB II, SCBNK IX. SU
En TOUS voyant, mes sœurs, on conçoit aisément
Ck)mment le père Boniface, Â vous voir chaque jour, trouve un charme nouveau.
Est-il une plus douce place Que celle de pasteur d*un si joli troupeau?
L*ABBBSSB.
Ave, mon père.
FRONTIN
Que Dieu vous le rende, ma sœur.
l'abbesse. Soyez le bien venu, nous avons grand besoin de vous.
FRONTIN
Je n'ai ni les lumières, ni l'expérience du père Donirace.
L*ABBESSB.
Vous nous ferez sans doute l'amitié de déjeuner avec nous, mon père ?
FBONtlN.
Hélas ! ma sœur, la volonté du ciel soit faite en toutes choses.
LA TOURIBRE.
Sœur Séraphine, tous me direz si tous prenez du café aussi parfait que celui-là dans votre couvent; c'est moi qui le fais, je suis bien aise de vous le dire.
FRONTIN
Aussi le père Boniface ne fait-il jamais l'éloge de voire maison,- sans faire en même temps celui de votre café ; mais il ne faut pas le laisser refroidir.
l'abbbssb.
Non sans doute, mon père ; tous me ferez l'amitié de vous placer à côte de moi.
LA TOURIÊRB.
Voici monsieur le docteur.
l'abbessb.
Il vient fort à propos pour déjeuner avec vous.