ACTE III, SCENE VII
quand on va avec madame Millier, on ne sait pas trop où on se trouve.
eulalie. — J'ai conduit M. le comte sur cette colline d'où l'on voit toute la vallée et la rivière qui serpente dans les prairies.
le comte. — Oui, oui, la vue est belle, et quand madame Mùller fait un peu de rêverie, c'est encore plus beau. Ne m'en veuillez pas, mais vous ne m'y attirerez plus. Je suis aussi fatigué que si j'avais fait une marche forcée.
le major. — Alors, laissez-nous rentrer à la maison. Un bon canapé vous invite.
le comte. — Et une bouteille d'eau de seltz avec du vin de la Moselle. Quelle idée rafraîchissante !
la comtesse. — Allez! nous ferons encore un tour de promenade.
(Elle fait des signes à son frère.)
le comte. — Mais suivez-nous bientôt, ou nous allons fumer d'ennui. — A propos! et l'étranger? Va-t-il venir?
la comtesse. — Non, il l'a refusé net à Charlotte.
le comte. — Un drôle de saint! Mais cela ne peut pas aller comme ça, il faut bien que je lui montre ma gratitude d'une façon quelconque.
le major. — Si vous voulez, j'irai bien moi-même.
le comte, en sortant avec lui. — Faites cela, mon frère. Parlez-lui. Il faut bien que j'offre un morceau de pain à cet homme.