UN PAYSAN. — DEUX ENFANTS
La scène est dans la petits ville de Knchwinkel3. Pendant les trois premiers actes, une pièce de la maison du bourgmestre ; au dernier acte, la rue devant la maison.
L Le titre allemand est: Die Deutschen Kleinstaedter, c'est-à-dire les kabitants-oV une-petite-ville allemands. — Dans le langage familier, le mot Kleinstaedter est l'équivalent des mots français épicier, philistin et provincial, pris ironiquement.
2. Ces titres, forgés à olaisir, ont été accumulés par l'auteur pour cingler un ridicule très-répandu en Allemagne, autrefois surtout, celui des longues et pompeuses appellations qui, dans les petits endroits, atteint jusqu'aux dernières limites de l'absurde et du comique. Les formalistes ne manquent jamais de saluer la personne qu'ils abordent du titre qui lui appartient, ni de mentionner dans la conversation celui de la personne dontils parlent. Enfin, au moyen d'une désinence féminine, les titres du mari suivent également le nom âe la femme.
3. « La ville de Krœhwinkel doit son existence à l'imagination de Jean Paul Richter, qui la décrit en deux mots, au commencement d'un de ses ouvrages intitulé : Das heimLche Klagelied der jelzigen Maenner. » (Note de MM. Le Bas et Régnier, édit. citée.) — Le titre de l'ouvrage signifie littéralement: Le Iwjubre Chant secret de l'homme d'à présent, et voici le sens du passage de Jean Paul : « La scène est à Krœlnvmkel, gentille, mais très-boueuse et caillouteuse petite ville du pays de Flacliseufingen. » Quant au mot Krœhwinkel, il renferme lui-même un sens malicieux, dont la traduction exacte serait en français l'expression de Coin-aux- Corneilles.