ACTE III, SCENE X
olmers. — Que puis-je augurer de ces paroles coupées? Je vous en prie, monsieur le Bourgmestre, expliquez-vous clairement.
le bourgmestre. — Ma mère est le chef de la famille, c'est à elle de parler.
(Il sort.)
olmers. — De vos lèvres, madame, j'attends la décision...
madame staar éternité.
tous, excepté Olmers. — A votre santé! Dieu vous bénisse!
madame staar, à part. — Cet impertinent ne dit même pas : à vos souhaits! (A Olmers.) Non, monsieur, la madame n'a rien à dire ici. Parle, mon fils, tu connais mes idées.
(Elle sort.)
olmeiîs. — Oh! vite, monsieur, ne nie laissez pas plus longtemps dans ce martyre d'incertitude.
m. staar. — C'est une affaire délicate. Les mariages et les aiguilles doivent être enfilés par des femmes. Je vous prie donc de vous adresser à mesdames mes cousines.
(Il sort.)
olmers. — A vous donc, mesdames?
madame morgenrotii. — Le cœur d'un jeune homme, monsieur, ne sait pas toujours ce qu'il désire. Souvent il se croit loin du but, pendant que l'Amour, par unéchange heureux, est prêt à le combler.
olmers. — Une veut dire cela?
madame morgenrotii. — Demandez à ma cousine.
(Elle sort.)
olmers. — Celle énigme, est-ce vous qui allez la résoudre?
madame drendel, en minaudant. — La famille a des idées. — Elle croit vous devoir une récompense : — on fait des plans; — on fait des offres; — mais vous sentez bien, monsieur, qu'il ne serait pas convenable à une jeune femme d'en parler, quand elle n'est veuve que depuis dix mois.
(Elle sort.)