‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 264 sur 744 · CI.É.VNTE · texte numérisé non relu

CI.É.VNTE

Voilà ses droits armés: et c'est par où le traître

De vos biens qu'il prétend cherche à se rendre maître.

oncoN.

L'homme est, je vous l'avoue, un méchant animal !

VALÈP.E.

Le moindre amusement- vous peut être fatal. J'ai, pour vous emmener, mon carrosse à la porte. Avec mille louis qu'ici je vous apporte. Ne perdons point de temps : le trait est foudroyant, Et ce sont de ces coups que l'on pare en fuyant. A vous mettre en lieu sûr je m'offre pour conduite^. Et veux accompagner jusqu'au Itoul votre fuite.

Or.GON.

Las! que ne dois-je point à vos soins obligeants! Pour vous en rendre grâce il faut un autre temps; Et je demande au Ciel de m'ètre assez propice, Pour reconnaître un jour ce généreux service. Adieu : prenez le soin, vous autres....

CLÉANTE

Allez tôt :

Nous songerons, mon Hère, à faire ce qu'il faut.

Page 1