‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 30 sur 744 · ÉP.ASTE · texte numérisé non relu

ÉP.ASTE

Adieu donc.

1. Elle dt'-chire la lettre d'Éraste. — 2. Continuez sans faiblir. 3. Il déchire une lettre. — i. Même jeu de Lucile.

LUCILE

Adieu doue.

WARINETTE.

Voilà qui va des mieux.

cnos-RENÉ.

Vous triomphez.

MAIilNETTE.

Allous, ôtez-vous de ses yeux.

cnos-RENÉ.

Retirez-vous après cet effort de courage.

MARINETTE

Qu'alleudez-vous eiicor?

gjios-re;\É.

Que faul-il davantage H éraste.

Ha! Lucile, Lucile, un cœur comme le mien Se fera regretter, et je le sais fort bien.

LUCILE

Eraste, Eraste, un cœur fait comité est fait le vôtre Se peut facilement réparer par un autre.

éraste.

Non, non : cherchez partout, vous n'en aurez jamais De si passionné pour vous, je vous promets^.

1. Marinette et Gros-René connaissent très bien les faiblesses du cœur. Ils comprennent parfaitement que si les deux amants restent plus longtemps en présence et s'attardent à se quereller, ils finiront par oublier leurs griefs à force de les discuter, et s'aimeront de plus belle.

2. C'est l'illusion vaniteuse de tous les amants; Alceste ne tient pas un autre langage à Célimène : .

Oui, je puis là-dessus défier tout le monde. Mon amour ne se peut concevoir, et jamais Personne n'a, Madame, aimé comme je fais.

{Le Misanthrope, II, i.)

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