‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 32 sur 744 · Vous soucie, vous donne du souci · texte numérisé non relu

Vous soucie, vous donne du souci

Penscs-tu, lui dit-il, que ton titre de roi Me fasse peur ni me stntcie^

(La Fontaine, Le Lion et le Moucheron , llj 9.)

24 ].]'] DÉPIT AMOIIRETIX ,

KRASTE.

l'ourquoi?

LUCILE

Par la raison que nous rompons ensemble, Et que cela n'est plus de saison, ce me semble.

ÉRASTE

Nous rompons?

LUCILE

Oui, vraiment : quoi? n'en est-ce pas fait?

ÉRASTE

Et vous voyez cela d'un esprit satisfait?

LUCILE

Comme vous.

ÉRASTE

Comme moi?

iUCU.E.

Sans doute : c'est fai])lesse De faire voir aux gens que leur perte nous Idesse.

ÉRASTE

Mais, cruelle, c'est vous qui l'avez bien voulu.

LUCILE

Moi? Point <lu tout; c'est vous qui l'avez résolu.

ÉRASTE

Moi? Je vous ai cru là faire un plaisir extrême.

LUCILE

point : vous avez voulu vous contenter vous-même.

ÉRASTE

Mais si mon cœur encor revoulait sa prison.... Si. tout fâché qu'il esl, il deniaiidail j)anl(in ' .'...

1. Ici Molière se souvient ('videmmenl d'Horace: Qiiiil? Si prisai rcdil Vt-niis

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