SCÈNE VI ÉLISE, HARPAGON, MARIANE, FROSKE
M.vui.vNE. — Je lii'acquilte bieu tard, Madame', d'une telle visite.
KLisE. — Vous avez fait, Madame, ce que je devais- l'aire, et c'était à moi de vous ])révenir.
ii.\r.PA(.oN. — A'ous voyez fju'elle est grande; mais mauvaise herbe ci'oil toujours^.
îiAniANE, lias, à Frosinc. — 0! Tliomme déplaisant!
iiAUPAGON. — Oue dit la belle?
FRosiNE. — Qu'elle vous trouve admirable.
UAUPAGON. — C'est trop d'honneur que vous me faites, adorable mii,nionne.
MAiiiANE, ;i part. — (Jnel auiiiial!
HARPAGON. — Je vous suis trop ol)ligé de ces sentiments.
MARiANE, à ]i,ut. — Je u'v i)uis plus tenir.
UARPAGON. — Voici mon fils aussi «pii vous vient faire la révérence.
MARiANE, à part, à irusiin- . — Ail! Frosine, quelle rencontre! C'est Justement celui dont je t'ai parlé.
î. Madame: on peut être surpris de voir ici deux jeunes lilles se donner le titre de madame. Mais comme dans la ))Ourg-eoisie on api)elait mademoiselles les femmes mariées, on peut supposerque les jeunes filles eurent recours à l'appellation de madame, parce qu'elle était vague, indéterminée et désig'nait simplement une femme. Enfin made mohelle semblait réservé nwx filles nobles.