ACTE III. SCENE III. GCj
qui vous parlez, cjuaiiil vous parlez de lui*? (Vest une porsoimc (l'iniportaiice plus (|ue vous ne pensez, un seigneur que l'on considère à la cour, et qui parle au Roi tout Cduinie je vous parle. N'est-ce pas une chose qui m'est tout à l'ait honorable, que l'on voye venir chez moi si souvent une persoinie de cette qualité, qui m'appelle sou cher ami, et me traite comme si j'étais son égal'? Il a pour moi des bontés qu'on ne devinerait jamais; et, di'vant tout le monde, il me fait des caresses dont je suis nioi-mènie confus.
M.\D\ME joii;i)Ai\. — Oui, il a dos i)ontés pour vous, et vous fait des caresses; nuiis il vous enq)runte votre argent.
>!0Nsii;iR jocuDAi.N. — lié bicu ! ne m"est-cc pas de l'honneui- de prêter do l'argent à un homme de colle condition-là? et i>uis-je faire moins pour un soigneur qui m'ap|ii-ile son cher ami?
MADAME joLUDAiN. — Et co soignoui- (pio liiil-il pour vous?
MONsiEiR joir.n\iN. — Des choses dont on serait étonne, si on les savait.
MADAME JOUnOAlN. — Et (pioi?
MONsiEcn joiKDAiN. — Basto-, je nejniis pas m'explitpior. Il suffit que si je lui ai prêté de l'argent, il me le rendra bien, et avant qu'il soit peu.
MADAME Jorr.DAiN. — Oui, alloudoz-vous à cola.
MONsiEiR joiRDAiN. — Assurémoul : ne me l'a-t-il pas dit?
MADAME JOLT.DAiN. — Oui, oui : il uo mauquora pas d'y faillir'.
MONSiELK joLT.DAiN. — Il iji'a juro sa foi (!o i:oMlillionmio.
1. Mémo obstination do In pail d'Orfjon, (iu.iikI mi essaye de l'éclaii-er sur la t'oiirberie de Tartud'e :
Alte là, mon beau-frère.
Vous ne connaissez pas relui dont vous parlez.
(TarUiffc, I, v.)