‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 573 sur 744 · ACTE III. SCENE W G',t · texte numérisé non relu

ACTE III. SCENE W G',t

DORANTE. — Ma foi! Madame, vous y devriez déjà èlre. Vous êtes veuve, et ne dépendez (|ue de vous. Je suis maître de moi, et vous aime plus que ma vie. A quoi tient-il que dès aujourd'hui vous ne fassiez (oui mon l)onheur?

DoKiMK.NE. — Mon Dieu! Dorante, il faut des deux parts bien des (pialités pour vivre hetnensement enseud)le ; et les deux plus raisonnables personnes du monde ont souvent peine à composer une union dont i!>' soient salisfaits.

DOUANTE. — Vous VOUS mo(piez, Madame, de VOUS y lii;nrer tant de diflicullés; et l'expérience (|ue vous avez faite ne conclut rien pour Ions les autres.

DoisiMÈNE. — Knlin j'en reviens toujours là : les dépenses que je vous vois faire pour moi m'inquiètent par deux raisons : TiuK', qu'elles m'engagent plus que je ne voudrais; et l'autre, qne je suis sûre, sans vous déplaire, que vous ne les faites point que vous ne vous inconnnodiez'-; et je ne veux point cela.

DORANTE. — Ah! Madame, ce sont des bagatelles; et ce n'est pas par là....

DORiMÈNE. — Je sais ce qne je dis; et, entre autres, le diamant (jue vous m'avez forcée à prendre est d'un prix....

DORANTE. — Eh! Madame, de grâce, ne faites point lanl valoir une chose (|ue mon amour trouve indigne de vous; cl soullrez.... Voici le maître du logis.

I. l'irsoiine esl souvent suivi chez Molière d'un ;uijectil, il'un pronom

i!i l'un participe au masculin : « Des vers tels que la passion et la nc-

'■■-silf'' peuvent l'aire trou>er à deux pcrsunnes, qui disent les choses

(/'(■iix-mémes et parlent sur-le-champ ». {Le Malade imaginaire, II, vi).

'2. Sans que vous ne vous incommodiez. Que suivi de iia '•épondait au

!yti:i (juin : sur le mol incommo:ler, cf. p. 5:29, note i.

Odi LE IJOUUGEUIS GENTILHOMME.

Page 1